La récupération de l'eau de pluie

Une réponse locale à un enjeu planétaire

Avant d’entrer dans le vif du sujet, quelques chiffres s’imposent !

- 97,5% de l’eau sur la planète bleue est salée !

- Il nous reste donc 2,5% d’eau douce à nous partager, sachant que 70% de cette eau douce est sous forme de glaces et de neiges éternelles, cela représente  0.75% de disponibilité !

- L’humanité, aujourd’hui, est de 6,5 milliards d’habitants (8 milliards en 2025 selon les projections ...).Un milliard et demi d’habitants sont en régions dites à stress hydrique, c'est-à-dire dépourvues de quantités suffisantes. (en 2025, ils seront 3 milliards !).

- La consommation de cette eau dans le monde est assurée à 73%  par l’agriculture (20 à 60% de pertes en raison de l’évaporation et de techniques inappropriées!), à 21% pour l’industrie et l’énergie et à 6% pour un usage domestique.

- La consommation journalière d’un américain est de 600 litres/jour. Celle d’un européen est de 150 litres/jour, celle d’un habitant de la CUDL est de 100 litres/jour.

- Quotidiennement dans le monde, prés de 34 000 personnes meurt dans le monde, faute d’un accès à une eau saine, faute de volontés politiques et économiques... !

- L’enjeu est là et sera d’autant plus fort que les populations seront davantage urbaines avec des besoins concentrés sur de petits espaces avec des problèmes qualitatifs et quantitatifs à prévoir... !

Nous sommes dans une de ces parties du globe où nous ne sommes pas destinés à manquer d’eau, pour l’instant... . Mais la qualité tend à baisser en raison de la pression démographique et de méthodes qui ne permettent pas de préserver suffisamment ce CAPITAL EAU (agriculture intensive, chimie omniprésente dans notre quotidien,...).

Bref, il va falloir rapidement cesser de penser l’élément liquide comme illimité et adapter notre consommation pour tous les usages... .

C'est l'objet de ce sujet:
la place de l'eau de pluie.

Tous les anciens le savaient et la pratiquaient ! Cette eau qui nous tombe du ciel, ils la récupéraient et ce pour de multiples usages! La marchandisation de ce secteur avec la délégation à des entreprises privées décidée par les élus a permis l’émergence de groupes industriels (et surtout financiers...) qui se partagent désormais l’essentiel du marché .

Ces monstres en position de quasi monopole sont  SUEZ, VIVENDI et BOUYGUES. Seuls subsistent quelques communes et/ou syndicats intercommunaux dont la gestion est assurée par  l’intermédiaire de régies avec pour corollaire un moindre coût pour le consommateur et le contribuable ... !  Pour rappel, le prix du mètre cube d’eau fourni par la Société des eaux du Nord (délégataire d’une mission de service publique sur le territoire de la CUDL) s’élevait à 3,08 euros ttc  et devrait désormais augmenter selon le niveau de l’inflation (décision des élus et non de l’exploitant).

L’actualité nous rappelle que même dans une région réputée pluvieuse, les aléas climatiques ne sont pas sans répercussions sur nos réserves. Ces dernières sont au plus bas (niveau le plus faible depuis ces 10 dernières années !) et ce après un troisième hiver marqué par un manque de précipitations. La qualité est en baisse et oblige dans un contexte de santé publique (normes européennes de plus en plus draconiennes) à fermer certains puits et à préserver les autres en réglementant l’usage des sols et à installer des unités de traitement des eaux dont le coût n’est pas nul... . « L’avenir » obligera à aller chercher toujours plus loin cet or blanc. Le département de la  Somme devrait être mis à contribution dans la prochaine décennie afin de répondre aux besoins croissants de la Métropole lilloise. La chasse au gaspillage devra être de rigueur pour l’exploitant alors que prés de 25% de l’eau du réseau se perd (fuites et détournements). Un engagement de réduction de 5% de ces fuites a été fixé par la collectivité.

(Sources : fondation France Liberté, presse régionales, « le monde », encyclopédie, ...)

 

 

Quelques conseils de pose et divers pour terminer

 

Si la collecte se fait en aérien, mettez votre récupérateur à l’ombre avec un grillage afin d’y faire grimper un lierre ou quelques pois de senteur ... c’est plus esthétique !

Cela évitera également à l’eau de trop vite « fleurir » comme disaient nos anciens ! (Prolifération d’algues) et préservera d’un vieillissement accéléré le plastique (les UV sont implacables pour certains matériaux comme le plastique ... ou notre peau !!!)

Le couvercle est une quasi nécessité pour des raison de sécurité enfants et évitera aux insectes d’été de s’y reproduire... (surtout les moustiques !).

Au-delà du travail rendu nécessaire, enterrer un récupérateur offre de multiples avantages ! (Esthétique, protection anti gel, peu ou pas de « fleurissement », t° d’eau constante,...)

Une condition préalable : ce dernier doit être rigide sur un socle de parpaings ou de briques.

La filtration de l’eau n’est nécessaire que si une utilisation « ménagère » est envisagée (Lave -Linge).

Dans ces conditions une « descente en deux temps » est recommandée avec la pose d’un regard en béton en amont du receveur principal avec le principe du « trop plein ».

L’utilisation d’un bas usagé (mailles de la taille du micron) installé à la descente de gouttière et changé régulièrement peut faire l’affaire !!!

C’est très économique et très efficace !!! 

A l’approche de l’été : arrosez à bon escient !!! » 

En période de chaleur arrosez tard le soir ou mieux, très tôt le matin! (Sinon la terre surchauffée ne fera qu’accélérer l’évaporation du précieux liquide !!!)

Pensez à couvrir les sols nus (coupes de gazon desséchées, paille, feuilles,...).

Plantez des variétés adaptées à l’exposition et ... à la saison !

L’ombre apportée par certaines plantes hautes peut être bénéfique pour d’autres... (Haricots sur perches, tournesols,...).

Travaillez la terre « à la fraîche » ,les anciens avaient coutume de dire qu’un binage équivaut à un bon arrosage !

Ne coupez pas l’herbe en plein soleil et ne vous inquiétez pas du jaunissement estival, la plante se préserve en privilégiant les racines et non les parties aériennes !

Ne lavez pas votre auto en plein soleil, la peinture n’y résisterait pas !

Utilisez des pots de fleurs en terre cuite, ils évitent « l’effet de serre » des pots en plastique !

N’oubliez pas qu’une plante ne doit pas être habituée à un arrosage trop fréquent car cela favorise un système racinaire superficiel.

Il faut mieux arroser généreusement deux fois/semaine que tous les jours !

Bon été à tous et pensez désormais à récupérer et à utiliser cette eau qui nous vient ...du ciel !

C’est meilleur pour nos plantes, cela  préserve notre porte monnaie et la ressource!

Bruno Catiau.

Retour