ÉDITORIAL

      COMMERCE  ET  DEPLACEMENTS  EN  VILLE   

 

Longtemps la voiture, en circulation ou en stationnement, a envahi la ville, ne laissant aux autres modes de déplacements qu’une part de plus en plus restreinte.

Depuis quelques années, des aménagements destinés  à re-qualifier l’espace public ont contribué à remettre en cause la position prépondérante prise par la voiture.

 La Communauté Urbaine à travers le Plan de Déplacement Urbain et la ville de Lille dans un nouveau plan de circulation ont amplifié ce mouvement pour donner plus de place au piétons, aux vélos, aux bus.

Bien sûr, tout cela ne se fait pas sans grincements de dents ! les habitudes sont difficiles à perdre, pour certains c’est une atteinte à leur liberté, pour d’autres, c’est une atteinte à leur chiffre d’affaire.

Pour tous les commerçants qui se recroquevillent derrière le « no parking, no buisness » les lendemains seront sans doute difficiles.

Le commerce en ville doit évoluer, au même rythme que les modes de déplacements alternatifs à la voiture évolueront.

Peu importe que les clients viennent à pied, en vélo, en bus, en voiture ou même à cheval l’intérêt premier du commerçant c’est son chiffre d’affaire. Alors  mieux vaut, pour le commerce de ville, accompagner ce partage de la rue que de se retrancher dans des combats d’arrière garde.

Oui certains clients rechigneront à abandonner leur voiture, mais dans leur grande majorité les consommateurs - citoyens aspirent à  des villes à vivre.

Confort et ambiance de l’espace public sont des qualités très appréciées de la population et participent à l’embellissement de la ville et, dans la reconquête des espaces à vivre, le commerce de proximité à un rôle essentiel a jouer.

Une rue commerçante rayonne toute l’année sur l’animation d’un quartier, les commerces de proximités contribuent à sécuriser la ville, garder un commerce de proximité attractif et dynamique, c’est l’intérêt de tous.

Commerçants et consommateurs sont les acteurs  de l’animation de la cité,  Ils sont indissociables et condamnés à évoluer ensemble vers un juste équilibre entre les besoins de déplacements, les modes de transports et la préservation du cadre de vie.

Après tout, se déplacer c’est simplement aller d’un point à un autre n’en faisons pas une pierre d’achoppement.

R. B.

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